LES PROJETS PERSONNELS

du mercredi 09 janvier au dimanche 13 janvier 2019

parties

Infos

Ils ont des idées et des désirs de théâtre plein la tête, venez découvrir les projets personnels de la Séquence 9.
6 courts spectacles (40 mn à 1h15) seront présentés du 9 au 13 janvier 2019 au Théâtre de l'Union Centre Dramatique National du Limousin et à L'Académie de l'Union.
Entrée gratuite mais réservations obligatoires au 05 55 79 90 00

Les projets personnels sont des spectacles pensés, écris, joués et mis en scène par les élèves de la Séquence 9 de L’Académie de l’Union, à partir de consignes délivrées par Guillaume Hasson, dramaturge, intervenant à l’école et Paul Golub, responsable pédagogique. L’élaboration de ces projets débutent en 2ème année d’étude pour aboutir sur la création de 6 spectacles joués en 3ème année au Théâtre de l’Union et à L’Académie de l’Union.

Le partenariat de L’Académie de l’Union avec L’ENSA (Ecole nationale Supérieure d’Art de Limoges) permet une collaboration artistique étroite (création de décors, accessoires, costumes, marionnettes etc.) entre les élèves des deux écoles.
L’Académie de l’Union, adossée au théâtre de création qu’est le Théâtre de l’Union, Centre Dramatique National du Limousin, bénéficie du soutien des équipes techniques et administratives du théâtre, sans lequel ces projets n’auraient pu être réalisés.

Le conseil dramaturgique
Explorer spécifiquement le projet de spectacle proposé par chaque académicien, à partir d’une réécriture libre des grands classiques du répertoire international, de Sophocle et Aristophane à Tchekhov et Büchner, en passant par Shakespeare.
Plonger au cœur d’une œuvre en la réinventant, développer ses aspects cachés et rêvés, propulser un ou plusieurs de ses personnages dans notre aujourd’hui instable et mouvant et leur ouvrir peut-être la voie à une autre destinée.
L’étude de chaque projet a porté à la fois sur la pertinence du sujet, la nécessité de son inscription ou de sa transposition dans « l’ici-maintenant ». Quels éléments de force alimentent le contenu, comment organiser le déroulé de la fable ou du discours avec ses temps forts, ses ellipses et ses transitions ? Quelle sera la dialectique scène-salle et la place conférée au spectateur ? Et dans cette architecture globale, savamment pensée, la nature et la portée de la langue parlée, visuelle, poétique, scénique pourra-t-elle devenir dynamique motrice, voire manifeste esthétique ?

3 spectacles sont joués au Théâtre de l’Union les 9-10-11 janvier 2019, 3 spectacles sont joués à L'Académie de l'Union les 12 & 13 janvier 2019.

AU THÉÂTRE DE L’UNION  > Mercredi 9 janvier 2019 à 20h > Vendredi 11 janvier à 21h
Durée : 1h15
HAFAL librement inspiré de L’assemblée des femmes d’Aristophane
Texte et mise en scène  Claire ANGENOT 

Distribution : Alwann  Gabriel Allée ; Nurayat Hélène CerlesRanguine / le fonctionnaire turc  Estelle DelvilleAjda / l'infirmière turque Laure Descamps ;  Zoya Nina Fabiani ; Aysel Marine GodonVihan  Isabella Olechowski
Création lumière : Claire Debar-Capdevielle Création son : Nourel Boucherk Régie plateau : Jean Meyrand Assistant technique : Antoine Guignard

En janvier 2015, L’Etat Islamique perd la ville de Kobané en Syrie. Cette victoire revient aux milices de la guérilla kurde et en particulier à l’YPG, une branche armée du PKK (le parti des travailleurs du Kurdistan). Ces combattant.es ont agi de façon autonome, après un long siège de plusieurs mois destiné à affaiblir l’ennemi. Cette victoire marque un tournant et propulse les combattant.es YPG et YPJ sur la scène médiatique occidentale. Une immense statue de marbre, représentant une femme combattante, trône désormais à Kobané. 
Depuis sa création en 2011, lors de la guerre civile syrienne, l’YPG souligne l’importance de l’organisation non-mixte de son armée. Le nombre de femmes soldates est évalué à environ 40 % des effectifs. Une grande majorité d'entre elles font partie de l’YPJ, une armée exclusivement féminine. Le PKK, l’YPG et l’YPJ sont considérés comme des organisations terroristes par la Turquie. Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union Européenne.

Je m'apelle Claire. J'ai 25 ans. A la sortie du lycée, j’ai voulu m’engager dans l’Armée de Terre. Je n’avais, à l’époque, qu’une faible conscience politique et ne connaissais rien des principaux conflits qui massacraient notre monde. Ce qui motivait mon désir était l’engagement. Je voulais m’engager pour une cause, peu importait laquelle, tant qu’elle était liée à une prise de risque et qu’elle était une façon de servir l'Humanité. En même temps, je vouais une admiration à la guerre. Je suis rentrée en CPGE en vue de préparer le concours de Saint-Cyr. Je prenais mon rôle très au sérieux. Je ne souffrais pas et faisais tout pour être un élément féminin exemplaire. Je jouais mon rôle. Mais je savais que ma place n’était pas ici. Je savais que dès que les choses deviendraient plus sérieuses, j’aurai du mal à accepter d’aller au bout de mon engagement. La principale raison à cela étant que les mentalités masculines dans l’Armée française sont encore trop souvent imprégnées d’une tradition patriarcale régressive.
Au lycée militaire, j’ai été une actrice. J’ai aimé jouer ce rôle patriotique. J’ai aimé croire que je pouvais engager ma vie pour une patrie. Pour l’Humanité. Au lycée militaire, j’ai découvert que je voulais faire de mon existence du Théâtre. C’est l’Armée qui m’a mené à une vie de comédienne. 
Je souhaite aujourd'hui faire le chemin inverse : partir du théâtre pour revenir à l’Armée. Je souhaiterai, par le biais de la scène, renouer avec une âme guerrière. Sensible depuis quelques années à la question kurde, c’est tout naturellement que j’ai voulu m’intéresser à ces femmes armées. Peut-être parce que je ne pourrai pas faire ce qu’elles font, mais ai rêvé, adolescente, de le faire. Peut-être aussi parce qu’elles comblent un manque : celui d’une défense féminine qui s’assume. Ces femmes vont au bout de leur idéologie, de leur croyance, de leur foi, de leur rêve – appelons ça comme on veut – pour une cause que je cherche à comprendre. Je souhaite m'intéresser à leur histoire.
Novembre 2018

AU THÉÂTRE DE L’UNION > Mercredi 9 janvier 2019 à 22h  > Jeudi 10 janvier à 20h45
Durée : 1h15
PLUMÉS librement inspiré de La Cérisaie d’A.Tchekhov
Texte et mise en scène Romain BERTRAND

Distribution : Paulette  Isabella Olechowski ;  Serge Turpain  Antonin Dufeutrelle ; Alexandre Lepage  Yannick Cotten ; Ossip  Nicolas Verdier ; Marie Populot Claire Angenot ; Élodie Laure Descamps
Création lumière
: Claire Debar-Capdevielle Création son : Nourel Boucherk
Régie plateau : Jean Meyrand Assistant technique : Antoine Guignard

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Ce spectacle a été réalisé en partenariat avec l'ENSA – École Nationale Supérieure d'Art de Limoges. Les élèves de L’ENSA se sont engagés dans la construction du décor, des accessoires et affiche. Un grand merci à tous pour leur aide et leur engagement dans la création de ce projet.
Construction, customisation, récupérattion de matériaux : Arsène Brie,  Zélie Boggio, Maxime Demery, Benjamin Dubreuil, Yawen Fu, Hinès Leferme, Yann Leclère, Léa Martin, Betty Vergnaud  Réalisation des affiches : Hinès Leferme Réalisation du potager : Célia Marie Élaboration des plans techniques : Yann Leclère
Serge, quinquagénaire acariâtre, a choisi de se retirer de la société. Il vit reclus dans une cabane, perdue au beau milieu d'une lande désertique. Pour seule compagnie, il a Paulette, sa poule. Il entretient une relation amoureuse avec cet animal. Tout est calme et pourrait le rester.
Mais un beau jour, Alexandre, jeune homme à l'ambition dévorante vient bousculer leur quotidien. Alexandre est missionné par les investisseurs du projet d'infrastructure "Autoroute Estivale" pour racheter le terrain de Serge, sur lequel l'autoroute doit être construite.
Serge et Paulette vont s'organiser en résistance face à cette route. Mais un projet d'une telle envergure est bruyant, et d'autres forces qu'Alexandre vont assaillir ce couple atypique. La guerre est déclarée. Aile pour aile, dent pour dent.

AU THÉÂTRE DE L’UNION > Jeudi 10 janvier 2019 à 19h > Vendredi 11 janvier à 19h
Durée : 1h15
TU ES WOYZECK, d’après WOYZECK de G. Büchner
texte Quentin BALLIF
mise en scène collective

DistributionAmalia / La Bonimenteuse / Léna / La Barmaid  Hélène Cerles ; Jonas / Frédo / l’Âne / L’Idiot Matthias Beaudouin ; Léopold / Le Metteur en scène / Le Capitaine de Flotte / Le Vendeur Nicolas Verdier ; Giulia Nina Fabiani ; Jules Quentin Ballif 

Création lumière : Claire Debar-Capdevielle Création son : Nourel Boucherk
Régie plateau : Jean Meyrand Assistant technique : Antoine Guignard

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"Oppressé, trompé, sujet d’expériences farfelues, victime d’hallucinations, Woyzeck est le personnage principal d’une pièce de Büchner écrite en 1837. Et c’est ce rôle que se voit proposer Jules, un jeune comédien tout juste sorti d’école de théâtre. Encore peu armé pour affronter le monde du travail, le jeune Jules fait confiance à ce metteur en scène farfelu qui lui demande de devenir Woyzeck pour mieux l’incarner. Dans le même temps Jules cherche à rester présent pour sa compagne qui vient d’accoucher, tout en persévérant dans son travail de livreur pour payer le loyer. Il faut réussir sur le plan social, financier et affectif. Cette injonction de la société moderne, Jules l’a intériorisée. En cherchant à tout réussir il crée les conditions de son basculement. Sa propre vie se met à résonner avec celle du personnage qu’il tente de jouer. Sa compagne s’intéresse à un autre homme, son patron et son metteur en scène le considèrent comme un sujet d’étude passionnant. Il commence à avoir lui-même des hallucinations. Comment sortir de cet étau ?"

Trois spectacles sont joués à L’Académie de l’Union les 12 et 13 janvier 2019

À L’ACADÉMIE DE L’UNION > Samedi 12 janvier 2019 à 14h  > Dimanche 13 janvier à 14h et 18h45
Durée : 45 mn
LE DIABLE TIENT LES FILS QUI NOUS REMUENT  d'après Sur la grand’route d'Anton Tchekhov, des extraits de Les Naufragés de Patrick Declerck & des improvisations des acteurs.
Un projet d’Antonin DUFEUTRELLE
Mise en scène Antonin Dufeutrelle Dramaturgie et codirection Estelle Delville

Distribution :  Narrado, un vaporeux vagabond Nicolas Verdier ; Simon Yannick Cotten ; Le barman Ashille Constantin ; Les deux femmes/Marie  Isabella Olechowski ; L'enfant/Muppet 1&2  Gabriel Allée ; Mérik  Romain Bertrand
Technique & direction des marionnettes : Julie Gouverne Création lumière : Jérôme Léger
Son : Antonin Dufeutrelle & Estelle Delville  Montage son : Nourel Boucherk

Ce spectacle a été réalisé en partenariat avec l'ENSA – École Nationale Supérieure d'Art de Limoges. Les élèves de L’ENSA se sont engagés dans la construction du décor et des marionnettes. Un grand merci à tous pour leur aide et leur engagement dans la création de ce projet.
Décor : Maxime Demery, Yann Leclerc Marionnettes : Yawen Fu, Lucie Chenu, Nina Pennetier, Lou Laporte, Gabriel Retif, Claire Beaufils, Arsene Brie, Malo Barrette

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Ce spectacle est une tentative. La tentative d’explorer quelque chose que je ne connais pas très bien, mais qui m’attire depuis longtemps : le théâtre d’objets et de marionnettes. J’ai toujours été fasciné par cette présence troublante qui émane d’un objet lorsque l’interprète lui donne une respiration, un regard, une direction, une intention.
Comment peut-on faire surgir un être vivant à partir d’une matière morte ? En quoi cela modifie notre rapport au corps, au temps et à l’espace ?
Les acteurs ont fabriqué des esquisses de leurs marionnettes avec tout ce qui leur tombait sous la main : des bouts de carton, du plastique, de la mousse, du papier journal…
À partir du texte de Tchekhov “Sur la grand'route” et d’improvisations sont nés des personnages, une histoire… Le spectateur est invité au coeur d’un abris laissé à l’abandon. Au beau milieu de la nuit quelqu'un entre.
“Le Diable tient les fils qui nous remuent” est une invitation au voyage intérieur d’un homme fatigué. Un spectacle où l’imaginaire naît de l’objet et du corps des interprètes pour créer un monde d’illusions, de rêves, de cauchemars, entre éveil et sommeil.

À L’ACADÉMIE DE L’UNION > Samedi 12 janvier 2019 à 15h30 et 21h20 > Dimanche 13 janvier à 15h30
Durée : 1 h 15
VACANCE S librement inspiré de Platonov d’A. Tchekhov
texte et mise en scène Hélène CERLES

Distribution : Marie Claire Angenot ; Jules Matthias BeaudoinMicka Romain Bertrand ; Monsieur X  Ashille Constantin ; Anne  Estelle Delville ; Martin Antonin Dufeutrelle ; Juliette Nina Fabiani ; Sophie  Isabella Olechowski ; Papy Georges Nicolas Verdier
Création lumière et son : Jérôme Léger Régie : Jérôme Léger & Marine Godon
Regard extérieur et chorégraphie : Laure Descamps

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La fable de Platonov de Tchekhov se déploie dans la grande maison de campagne où Anna Petrovna invite ses amis. Les personnages sont plongés dans l’oisiveté d’un été. Des élans d’amour et de destruction émergent au cœur du rien. Des histoires naissent par désœuvrement et quête de sensations fortes. Mais puisqu’elles finissent par devoir porter le poids du sens à donner à l’existence, elles flanchent.
C’est cet état de vacance de l’âme que j’ai transposé dans Vacance s , de façon presque littérale, en faisant évoluer mes personnages pendant deux semaines de vacances au camping. On y retrouve ces êtres désenchantés, qui, en venant au camping, cherchent à s’amuser, à s’échauffer les sens dans cette soudaine vie en promiscuité, où les mœurs se relâchent, où les corps se dénudent, où l’on peut s’épier d’un emplacement à l’autre et provoquer facilement la rencontre, céder à l’aventure d’un été. En quête d’une adolescence perdue, ils cherchent l’ivresse d’exister, à travers l’alcool, la séduction, et le loisir. Mais ils entendent également renouer avec la vie en plein air, car au camping persiste le désir de vivre-ensemble et de renoncer au confort, au profit d’une culture des plaisirs simples et de la bonne humeur.

À L’ACADÉMIE DE L’UNION > Samedi 12 janvier 2019 à 17h15 et à 20h > Dimanche 13 janvier à 17h15
Durée : 50 mn
NAUFRAGE d’après La tempête de W. Shakespeare
texte et mise en scène  Gabriel ALLÉE
Spectacle en Alexandrin

DistributionDans le rôle controversé de Caliban, Yannick Cotten ; Le rôle sublime de Stéphano sera revisité avec le bon goût d'Antonin Dufeutrelle ;  Dans le rôle si difficile d'Ariel, Laure Descamps ; Le digne descendant de Prospéro viendra nous donner une interprétation de son ancêtre, Ashille Constantin
Machiniste : une manipulatrice aux doigts immenses, Marine Godon 
Enfin, une immense personne à daigner poser son regard sur le projet pour nous aider, Hélène Cerles

Création lumière : Jérôme Léger Création sonGabriel Allée Régie lumière & son : Jérôme Léger

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Ce soir, on va raconter une histoire. Je pense qu'elle vaut la peine d'être entendue. En plein milieu de notre forêt, on va parler de la ville. Si on la dépeint comme un lieu dangereux, ce n'est pas pour faire peur ; mais je doute que nous puissions vous rassurer, nous n'aurons pas de lampe à vous offrir. Non, nous on doit juste raconter une histoire, c'est déjà assez difficile. Normalement un éclairagiste devrait être là pour la représentation, ça devrait vous permettre d'entrevoir ce qui va se jouer. Un jeu entre un ivrogne et un paumé, et des gens qui leur extorquent de l'argent. À écrire et à lire ça m'apparaît banal, ça l'est.
Mais on va se débrouiller pour que vous ne vous en rendiez pas compte. On va vous avoir. En beauté. En tout cas si on échoue, vous serez prévenu, et vous pourrez aller voir le metteur en scène et lui demander un remboursement de l'imaginaire.
Bon moi, je ne touche que ma CAF donc je ne pourrais pas vous donner grand-chose. Mais je prends le risque.
À très vite.

 

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