LES SORCIÈRES DE SALEM

de mardi 27 avril à vendredi 30 avril 2021
Théâtre de l'Union

parties

Infos
DISTRIBUTION - (double)
Avec les élèves de la Séquence 10 :
Le Révérend Samuel Parris
 : El Badawi CHARIF / Siméon FERLIN ; Tituba : Adelaide BIGOT / Roxane COURSAULT-DEFRANCE ; Abigail Williams : Lucile DIRAND / Hélène LUIZARD ; Susanna Walcott : Mahealani AMARU / Coline KUENTZ  ;  Ann Putnam : Adelaide BIGOT / Roxane COURSAULT-DEFRANCE ; Thomas Putnam : Siméon FERLIN / El Badawi CHARIF ; Betty Parris : Hélène LUIZARD / Lucile DIRAND ; Mercy Lewis : Célestin ALLAIN-LAUNAY / Marianne DOUCET ;  Mary Warren : Célestin ALLAIN-LAUNAY / Marianne DOUCET ;  John Proctor : Robinson COURTOIS / Luka MAVAETAU ; Giles Corey : Robinson COURTOIS / Luka MAVAETAU ; Rebecca Nurse : Mahealani AMARU / Coline KUENTZ ; Reverend John Hale : Richard DUMY / Joris RODRIGUEZ ; Elizabeth Proctor : Mahealani AMARU / Coline KUENTZ ; Ezekiel Cheever : Richard DUMY / Joris RODRIGUEZ ; George Herrick : Richard DUMY / Joris RODRIGUEZ ; Juge John Hathorne : Adelaide BIGOT / Roxane COURSAULT-DEFRANCE ; Governeur Thomas Danforth : Youness POLASTRON ; Sarah Good : Adelaide BIGOT / Roxane COURSAULT-DEFRANCE.

Direction d'acteurs : Paul Golub / chant- musique : Peter Chase / mouvements : Jean-Marc Hoolbecq
RÉSUMÉ

En 1692 à Salem, Abigaïl Williams, jeune fille de dix-sept ans, est servante chez d'honnêtes fermiers, les Proctor. Très vite, elle tombe amoureuse de John Proctor qui en fait sa maîtresse. Élisabeth, sa femme, découvre leur relation et la chasse de la maison. Pour se venger, la jeune fille se livre avec Tituba, la servante noire du révérend Parris, et Betty, la fille de ce dernier, à un rituel de sorcellerie. Elles sont découvertes dansant nues dans la forêt et la rumeur de sorcellerie se répand très vite dans le village. Profitant de la situation pour se venger d'Élisabeth Proctor et récupérer son amant, Abigaïl met en branle une impitoyable machine judiciaire.

ARTHUR MILLER

On ne sait qui admirer le plus chez Arthur Miller (1915-2005) : l'immense auteur des pièces de théâtre qui ont révolutionné la scène américaine, le défenseur intransigeant des justes causes ou l'homme qui épousa Marilyn Monroe.
Né dans une famille d'immigrés juifs polonais, il déménage à Harlem avec ses parents lors de la crise de 1929, après une enfance passée à proximité de Central Park, expérience qui le marqua à jamais. A l'issue d'études laborieuses à l'université du Michigan durant lesquelles il écrit ses deux premières pièces, il décide de se consacrer au théâtre et connaît un premier succès tonitruant avec Mort d'un commis voyageur, qui rafle le prix Pulitzer et deux autres distinctions.
Les Sorcières de Salem et Vu du pont achèveront de lui conquérir une célébrité internationale. Son amitié avec Elia Kazan lui vaut d'être condamné par la commission McCarthy pour ses sympathies de gauche (il sera acquitté en appel) et aussi de rencontrer Marilyn Monroe, qu'il épouse en 1956 (ils divorceront six ans plus tard). Son autobiographie, Au fil du temps, détaille ses rencontres avec les plus grands personnages du XXe siècle, de Kennedy à André Malraux, Steinbeck ou Tennessee Williams.
Il a su conserver, tout au long d'une existence marquée par le succès et la gloire, une candeur tenace qui lui a forgé une figure de parfait honnête homme incarnant les meilleures valeurs de l'Amérique.

NOTE D'INTENTION

La création des Sorcières de Salem d’Arthur Miller arrive à mi-parcours pédagogique des élèves de L’Académie de l’Union. Durant ces dix-huit mois de travail intensif à l’école, par une pratique rigoureuse et persévérante, les académiciennes et académiciens ont pu se confronter aux multiples disciplines du théâtre et de l’art du comédien.
Pour ce spectacle de deuxième année, j’ai cherché un texte qui pouvait résonner à maints niveaux avec le monde qui nous entoure tout en offrant aux élèves un défi théâtral réel et un travail collectif important.
Dans Les Sorcières de Salem, j’ai pu trouver ce texte. Exploration d’une communauté en proie à l’hystérie collective, les interrogations qui traversent la pièce restent d’une actualité foudroyante. La folie collective qui s’empare de ce petit village de Massuchetts n’est pas bien loin de la montée en puissance actuelle des théories de complot qui nous accaparent, et les comportements autoritaires et meurtriers des juges puritains partagent le même élan répressif de bien de leaders de notre époque.
Avec une efficacité brutale, Miller nous emmène dans ce labyrinthe émotionnel où la raison cède à l’hystérie, tout en décortiquant les mécanismes par lequel l’homme devient un bourreau pour l’homme. Dans ce contexte survolté, et notamment par la personne de John Proctor, Miller pose une question essentielle : face au collectif, quel champ d’action existe-t-il pour l’individu qui ne veut pas céder à la déraison ?
Toujours sur scène, dans un décors sobre, faits d’éléments mobiles manipulés par les comédiens et comédiennes, dans un jeu physique, haletant, les personnages participent à l’action puis deviennent à leur tour les spectateurs du drame qui les engloutit. Ils sont à la fois la communauté et les individus, le chœur grec et les protagonistes solitaires et tragiques, ceux et celles qui essayent de s’en sortir avec un sentiment d’honneur intact et ceux et celles qui tombent dans le marécage noir de la superstition, de la malice et de la peur.

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