ELSA GRANAT

Qualité / Métier : Autrice, actrice et metteuse en scène
Pays : France

Née à Marseille en 1981, elle commence le théâtre après ses études (khâgne et hypokhâgne), elle se forme au CNR de Marseille sous la direction de C. Benedetti. Elle fait la rencontre déterminante d’Edward Bond à l’occasion d’un stage à la Friche de la Belle de Mai. À Paris, elle complète sa formation dans la Classe Libre du Cours Florent. Depuis 2004 elle a joué sous la direction de C. Benedetti (L’Amérique, suite de B. Sbrljanovic, Oncle Vania et Trois Soeurs de Tchekhov), S. Catanese (Caligula), S. Shao (Feydeau etc.), B. Porée, (Andromaque, Platonov, Trilogie du Revoir)_Festival In), A. Ubaldi (la Chambre de Médée). En septembre- octobre 2019 elle joue dans DATAMOSSOUL de Joséphine Serre au Théâtre de la Colline.

En tant que dramaturge elle a été l’assistante de Jérôme Hankins sur le théâtre Jeune-Public de Bond et de C. Benedetti sur Lampedusa Beach de L. Prosa et Existence de E. Bond lors de la création de ces pièces à la Comédie Française. Son texte, Dans les veines ralenties, a été monté par le Deug Doen Group et Aurélie Van Den Daele au Théatre de l’Aquarium. Elle a fait la dramaturgie du premier spectacle de Lola Naymark, Pourtant elle m’aime.

ELSA GRANAT élabore des fictions à partir d’expériences vécues. En prenant des obstacles que n’importe qui peut vivre, la maladie, le deuil, la discrimination, la vieillesse, elle construit une galerie de portraits de héros contemporains. Des héros résilients qui se relèvent, se révoltent et changent nos façons de faire. Une plongée en piqué au coeur des catastrophes et un sens de l’humour résilient.

 "L’auteur que j’ai le plus joué est un médecin, qui passait son temps à espérer la vie nouvelle.: Tchekhov. Je voudrais en tracer des contours. Me dire que nous pouvons sur scène avancer des solutions, bouleverser des positions. Le théâtre incarne de la pensée et je voudrais créer cette pensée qui réunirait en un seul espace, les malades, les vieux et les bébés, parler en leur nom après les avoir beaucoup écoutés. Mettre-en-scène, ce qui dans nos façons actuelles de faire ne les prend pas en compte ou bien les fait taire à coup d’apriori. Aller vers un nouveau récit collectif. »