TRACQUI TUARII

Qualité / Métier : Danseur
Pays : Polynésie française

Que ce soit devant la caméra, sur les planches de l’Otac ou la scène de Toa’ta à Tahiti, Tracqui Tuarii ne cesse d'impressionner. 
Tuarii, artiste aux multiples facettes, est un jeune homme souriant et généreux qui respire la joie de vivre. 
Il est l' étoile montante du petit écran en Polynésie. À 26 ans, il a déjà donné la réplique à Yves Edouard Malakai dans les séries Maui & Coco et Tupapa’u. Il multiplie les rôles et fascine par son énergie et sa joie communicative. 
Le tournage de la première saison de Tupapa’u est une grande première pour Tuarii. Être devant la caméra, interpréter un rôle, se glisser dans la peau d’un personnage et lui donner vie, relève du défi. Dans cette épreuve, il est guidé par Yves Edouard Malakai, un comédien que Tuarii a toujours admiré.
Pour Tuarii, le jeu d’acteur et la comédie, c’est un rêve de gosse qui se réalise, mais ce qu’il trouve d’autant plus enrichissant, ce sont les rencontres. Durant plusieurs mois, il côtoie acteurs, ingénieurs du son, caméramans, scénaristes, producteurs et réalisateurs avec qui il se lie d’amitié.
Encore aujourd’hui, Tuarii ne réalise pas le chemin qu’il a parcouru. Pour lui, se voir à la télé et être interpellé dans la rue, est « priceless». Habitué, il ne l’est et ne le sera probablement jamais car chaque rôle, chaque représentation, chaque rencontre, sont exceptionnels.
Encouragé par sa maman, Tuarii participe à son premier Heiva en 2007, à l’âge de 17 ans. Etonnamment, il n’avait jamais dansé auparavant, mais comme son cousin Toanui Mahinui a pu confier à Hommes de Polynésie : il avait déjà le rythme dans la peau.
« Je n’étais pas encore né que j’allais déjà aux répétitions, dans le ventre de ma maman. Elle m’emmenait à toutes les représentations, tous les spectacles. La danse, ça a toujours été toute ma vie. Mais en 2007, c’est devenu moi, moi qui danse. »
Seulement 5 ans plus tard, Tuarii est sacré meilleur danseur avec la troupe Hitireva de Kehaulani Chanquy. Dès lors, tout est allé très vite. Il est approché par Winston Rosas, un promoteur mexicain, qui lui propose d’enseigner la danse au Mexique. Puis vint le tour des Etats-Unis, de la France et du Japon. Les tournées s’enchaînent et chaque année il rencontre l’engouement pour le Ori Tahiti à l’étranger.

Bien que la danse le mène aux quatre coins du monde, elle ne manque pas de le ramener chaque année là où tout a commencé : le Heiva. Tuarii participe au Heiva tous les ans depuis 10 ans. Les mois de février et mars marquent « la rentrée des classes », un moment qu’il ne manquerait pour rien au monde.
« Je pars beaucoup à l’étranger et le Heiva m’aide à ne pas oublier d’où je viens et où tout a commencé. C’est aussi un moyen de redescendre sur terre en me disant : maintenant il faut retourner à l’école, il faut apprendre. Ça m’aide à me remettre en question, à ne pas me reposer sur mes acquis. »
Tuarii a certes fait ses premiers pas à l’âge de 17 ans, mais la danse a toujours fait partie de lui. Elle l’a fait grandir, elle l’a aidé à prendre son envol. Il n’a pas honte de dire qu’il doit tout à celle qui lui a transmis cette passion : sa maman, Manouche.
« Tout ce qui m’est arrivé, je le dois à ma maman. Tout d’abord parce qu’elle m’a mis au monde, mais surtout parce qu’elle m’a poussé à danser. Personne d’autre ne l’aurait fait pour moi. Je lui dois tout. »